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Ce que c’est
Le MTI 100 est un banc de maintenance par thermographie infrarouge de DIDATEC. Il est conçu pour les applications de maintenance d’installations électriques, électrotechniques, thermiques et mécaniques.
Son support est un système aérotherme : un moteur, une transmission par courroie, une ventilation, le tout sous carter transparent. On y visualise des points chauds à la caméra thermique.
Sa particularité, et c’est ce qui en fait un objet intéressant même pour qui ne travaille pas en lycée : le banc est équipé de réglages et de composants servant à créer et à corriger des problèmes de hausse de température anormale. Autrement dit, la panne n’est pas subie, elle est provoquée. On dérègle, on cherche, on trouve, on corrige.
Ce qu’il permet de mettre en évidence
La notice du constructeur est précise sur ce point, et ce sont exactement les trois familles de défauts que la thermographie sait voir :
- Les échauffements par effet Joule : le classique de l’installation électrique, connexion desserrée, conducteur sous-dimensionné, déséquilibre.
- Les échauffements mécaniques : ici la transmission par courroie et les paliers, c’est-à-dire ce qu’un thermographiste cherche sur une machine tournante.
- Les défauts liés à des ponts thermiques.
Et surtout, un quatrième point qui vaut plus que les trois autres réunis : le banc est conçu pour permettre la mise en évidence des pièges inhérents à l’analyse thermographique. Émissivité, réflexions, angle de visée, distance : une caméra thermique montre une image plausible et fausse avec une facilité déconcertante. Un banc qui apprend à se méfier de son instrument est un bon banc.
Conception
- Le système aérotherme est sous carter transparent : moteur électrique, poulies et courroie, corps de chauffe et conduit d’extraction en partie haute.
- L’armoire de commande est déportée sur le côté gauche, avec ses boutons et voyants en façade.
- Le châssis est en profilé aluminium sur 4 roulettes directionnelles, à bloquer avant utilisation.
- La caméra thermique est en option, elle n’est pas fournie avec le banc en standard. Sans caméra, le banc chauffe mais ne montre rien.
Points de vigilance maintenance
- 95 dB à 1 mètre. C’est le chiffre à retenir, et il est nettement au-dessus des autres équipements DIDATEC documentés ici (80 dB pour toute la ligne MLP). Au-delà de 85 dB, la protection auditive s’impose en exposition prolongée. Sur un banc de salle de TP, avec un groupe autour, ce n’est pas un détail.
- Le banc dissipe des calories, volontairement. Le constructeur impose un local de dimensions suffisantes pour la dissipation liée à la chauffe. Ce n’est pas un banc qu’on met dans un placard ou une petite salle fermée.
- Bloquer les 4 roulettes avant toute mise en route. Machine haute (2100 mm) et étroite (750 mm).
- 400 V tétrapolaire, 16 A. Le banc a sa propre protection (disjoncteur tétrapolaire + différentiel 30 mA), mais le constructeur rappelle qu’il revient au propriétaire de vérifier la compatibilité des protections de son installation et l’état de son réseau, et décline toute responsabilité en amont du coffret.
- Vérifier avant chaque mise sous tension qu’aucun élément n’est dégradé ou cassé et qu’aucun câble n’est sectionné. Sur un banc que l’on dérègle exprès, ce contrôle a plus de sens qu’ailleurs.
- Attention au sens du défaut. Ce banc porte des défauts volontaires. Un point chaud n’y est pas forcément une panne à réparer : c’est peut-être le sujet du TP. Avant d’intervenir, savoir dans quelle configuration le banc a été laissé.
Maintenance prescrite par le constructeur
Le chapitre 5 de la notice s’intitule « Maintenance de l’équipement ». Il tient en quatre lignes. Sur un banc dont le sujet est la maintenance, c’est une ironie qui vaut d’être relevée : il enseigne le préventif d’un aérotherme, il n’en prescrit presque aucun pour lui-même.
À chaque utilisation
- Vérifier l’état de l’installation électrique.
- Vérifier l’état des différents organes mécaniques.
Tous les 3 mois
- Tester le disjoncteur différentiel situé à l’intérieur du coffret. Seule opération datée de la notice, et la plus sérieuse : le banc est en 400 V et se fait ouvrir par des élèves.
Régulièrement
- Nettoyer l’équipement.
Sources et limites
- Les caractéristiques et la maintenance proviennent de la notice d’instructions (
NT-MTI100-FR) et du manuel d’utilisation (MP-MTI100-FR) du constructeur, tous deux datés du 18/06/2019 et réunis dans le même dossier, consultés sur un exemplaire installé en lycée. - Ce que cette fiche ne dit pas : la notice ne détaille pas quels sont précisément les défauts provoquables ni comment on les arme. Elle indique que le banc dispose de réglages et de composants pour créer et corriger des hausses de température anormales, sans en donner la liste. Nous ne l’inventons pas. Pour ton banc, le manuel d’utilisation et les fiches de TP de ton établissement font foi.
- Aucune référence de moteur, de caméra ou d’automate n’est donnée dans la documentation consultée.
- La documentation ne donne pas de liste d’alarmes, et son plan de maintenance est volontairement minimal (voir ci-dessus). Nous ne le gonflons pas.
- Attention à ne pas confondre les deux maintenances de ce banc. Le manuel contient de vrais développements sur la maintenance préventive par thermographie (paliers de moteurs, roulements, courroies, chaînes, accouplements, alignement de poulies) : c’est le contenu pédagogique, ce que le banc apprend à faire sur d’autres machines. Ce n’est pas la maintenance du banc lui-même, qui se limite aux quatre lignes ci-dessus.
- Gamme de maintenance : aucune n’est publiée pour cet équipement à ce jour.
- Cette fiche n’a pas été validée par DIDATEC.
