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Ce que fait la machine
La MLP325 est le poste de remplissage de la ligne de production pédagogique MLP de DIDATEC. Un convoyeur amène les pots ou les flacons vides, la machine les isole un par un dans la zone de contrôle, les remplit de liquide, puis les évacue vers le poste suivant.
Son intérêt pédagogique tient à un seul mot : pondéral. Le liquide n’est pas dosé au volume, ni par un temps d’ouverture de vanne, mais pesé. Une balance mesure le contenant pendant le remplissage et commande la fermeture quand la masse cible est atteinte. C’est une boucle de régulation réelle, avec un capteur, un seuil et un actionneur, sur une machine qu’on peut ouvrir.
La notice précise que le remplissage et le dosage se font en parallèle, pas l’un après l’autre : on ne remplit pas puis on pèse, on pèse pendant qu’on remplit.
Conception et sous-ensembles
- La balance est une SCAIME AG de portée 1 kg, un capteur de pesage d’un fabricant français spécialisé. C’est le cœur de la machine et son point de fragilité : un capteur de pesage se dérègle, se choque, et n’aime ni les surcharges ni les efforts latéraux.
- Le convoyeur assure le transfert des contenants et leur entrée unitaire dans la zone de remplissage, par blocage et libération.
- Le poste de dosage est en partie haute, avec sa cuve, sa vanne et la descente vers le contenant.
- Le châssis est en profilé aluminium, carters transparents, armoire électrique en façade, machine sur roulettes.
À noter : la MLP325 est la seule machine de la ligne à ne demander que du 230 V monophasé. Les MLP335 et MLP550 sont en 400 V tétra.
Points de vigilance maintenance
- La balance commande tout. Si le dosage dérive, le réflexe n’est pas la vanne, c’est la chaîne de mesure : état du capteur, absence de contrainte parasite sur le plateau, propreté, tarage. Une machine de lycée est manipulée en permanence, un capteur de pesage y prend des coups qu’il ne prendrait pas en production.
- Raccordement pneumatique : le piège est documenté par le constructeur. Le raccordement doit se faire impérativement en amont de la vanne de sectionnement cadenassable
0V1. Le module FRL et la valve de mise en pression progressive sont pilotés par le relais de sécurité Preventa et participent à la sécurité. Un raccordement en aval induirait des risques de mouvement même portes ouvertes ou arrêt d’urgence enclenché. C’est le genre de raccourci qu’un atelier prend vite quand il déplace une machine sur roulettes. - Consignation : sectionnement et cadenassage du sectionneur électrique et du sectionneur pneumatique. Les deux, pas l’un ou l’autre.
- Sécurité par relais Preventa, dont la commande est associée aux arrêts d’urgence et aux contacts de portes de cartérisation.
- Le liquide. C’est la seule machine de la ligne à manipuler un fluide. Les questions de propreté, de fuite, d’amorçage et de résidus en fin de séance ne se posent pas sur les autres postes.
Maintenance préventive prescrite par le constructeur
La notice contient bien une section « Maintenance préventive ». Elle est courte, et sa logique mérite d’être comprise avant d’être appliquée : le constructeur écrit que « l’ensemble des équipements mécaniques de la machine est prévu sans entretien ». Tout le reste est donc du contrôle, pas du remplacement, et l’essentiel est calé sur l’usage plutôt que sur des heures de fonctionnement. C’est cohérent avec une machine d’atelier pédagogique, qui tourne peu mais se manipule beaucoup.
Avant chaque utilisation
- Contrôle visuel de la machine.
- Vérifier le couple de sécurité lié au limiteur de couple.
- Contrôler l’état des tuyaux pneumatiques.
Tous les 15 jours
- Changer le liquide. Le constructeur insiste : ne pas laisser de liquide stagnant dans la cuve.
Tous les 6 mois
- Contrôle du bon état de fonctionnement des patins à billes et autres éléments roulants. Le renouvellement de leur graissage est laissé « à l’appréciation de l’utilisateur suivant le temps d’utilisation journalier ».
Régulièrement, sans périodicité chiffrée
- Vérifier l’état de la bande du convoyeur : elle doit être tendue et centrée. Le réglage se fait sur les butées en bout de convoyeur, par deux écrous M6.
- Vérifier l’absence de fuite sur le circuit d’alimentation en liquide.
Sources et limites
- Les caractéristiques et le préventif proviennent de la notice pédagogique constructeur de la MLP325 (chapitres 2 et 3), consultée sur un exemplaire installé en lycée.
- Numérotation : la section préventive est numérotée « 3.1 » dans la notice, juste après « 3.10.3 ». C’est une coquille du constructeur, les notices des MLP335 et MLP550 numérotent « 3.11 » au même endroit.
- Nom du produit : la notice titre « Machine de dosage pondéral ». Le catalogue DIDATEC désigne aujourd’hui la MLP 325 comme « remplisseuse automatique pour liquide par dosage pondéral ». Même machine, libellé commercial différent.
- Ce qui n’est pas dans cette fiche : la MLP325 est configurable et s’intègre à une ligne. Programme automate, Grafcets, seuils de dosage et options varient d’un exemplaire à l’autre. Pour ces valeurs, ton dossier machine fait foi.
- La documentation ne donne pas de référence d’automate et pas de liste d’alarmes. Nous ne comblons pas ces trous.
- Le préventif constructeur ne se convertit pas tel quel en gamme. Sa périodicité dominante est « avant chaque utilisation », qui n’est pas une périodicité calendaire, et le graissage des éléments roulants est explicitement renvoyé au jugement de l’utilisateur. Une gamme Mecanio devra dire qui fait quoi et à quel rythme réel, sans inventer de fréquence que le constructeur n’a pas donnée.
- Gamme de maintenance : aucune n’est publiée pour cette machine à ce jour.
- Cette fiche n’a pas été validée par DIDATEC.
