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Procédure d’arrêt machine

Arrêt machine et reprise de l'encaisseuse CERMEX E724

Les trois niveaux d'arrêt de l'encaisseuse E724, l'énergie qui reste présente après la coupure, et la marche à suivre pour reprendre après un arrêt, accident corporel compris.

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À qui s’adresse cette procédure

Deux choses différentes sont réunies ici, parce qu’elles vont ensemble sur le terrain : comment arrêter la machine selon la situation, et quoi faire après un arrêt pour reprendre sans se tromper d’étape.

Elle s’adresse à l’opérateur ou au conducteur de ligne. Le tri entre ce qu’il répare lui-même et ce qui part au service technique fait partie de la procédure du constructeur.

Les trois niveaux d’arrêt

Le constructeur distingue nettement les niveaux. Les confondre, c’est soit perdre du temps, soit prendre un risque.

Niveau Ce que ça coupe Quand l’utiliser
Arrêt (bouton noir « arrêt ») Seul le cycle est arrêté, dans une position prédéterminée. Les énergies restent présentes. L’afficheur passe à « 4 » (arrêt cycle). Arrêt normal de production, fin de poste, avant une prise d’origine machine. On repart avec « marche ».
Arrêt d’urgence (coup de poing rouge à accrochage) Coupure des énergies électrique et pneumatique. L’afficheur passe à « 3 ». En cas de problème dans la machine, ou après l’arrêt complet du cycle. Pour repartir : déverrouiller le bouton, puis « réarmement ».
Consignation (interrupteur-sectionneur électrique) Coupure et verrouillage de l’alimentation électrique. Impérativement pour toute intervention d’entretien ou de maintenance. Dès qu’on ouvre un carter ou qu’on met les mains dans la machine.

Ce qui reste dangereux après l’arrêt

Un arrêt, même général, ne veut pas dire machine inerte. Deux points que la documentation signale explicitement.

Marche à suivre après un arrêt machine

C’est le logigramme du constructeur, déroulé. La première question à trancher n’est pas technique, elle est humaine.

  1. Identifier la cause de l’arrêt.
  2. Si l’arrêt vient d’un arrêt d’urgence, identifier ce qui l’a déclenché, puis répondre à une seule question : la cause est-elle humaine ?
    • Oui, accident corporel : appeler le secouriste, prévenir la hiérarchie, attendre l’évacuation. La remise en marche vient après, jamais avant.
    • Non, panne matérielle : identifier la panne, puis passer au point suivant.
  3. Un défaut est-il affiché au pupitre ?
    • Oui : suivre les instructions correspondant au code affiché (voir le tableau des défauts de la procédure de mise en service). C’est terminé.
    • Non : répondre à la question suivante.
  4. La panne est-elle réparable par l’opérateur ?
    • Oui : éliminer le défaut, puis remettre en marche.
    • Non : prévenir la hiérarchie, appeler le service technique, attendre la réparation, puis remettre en marche.

Pour reprendre la production

Après un arrêt d’urgence, la remise en service passe par le déverrouillage des coups de poing puis le bouton « réarmement ». La séquence complète est dans la procédure de mise en service.

Rappel qui prime sur le reste : il est formellement interdit de faire fonctionner une machine dont les organes de sécurité sont défaillants. Toute défaillance doit être immédiatement résolue, pas reportée à la fin du poste.

Sources et limites