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À qui s’adresse cette procédure
Deux choses différentes sont réunies ici, parce qu’elles vont ensemble sur le terrain : comment arrêter la machine selon la situation, et quoi faire après un arrêt pour reprendre sans se tromper d’étape.
Elle s’adresse à l’opérateur ou au conducteur de ligne. Le tri entre ce qu’il répare lui-même et ce qui part au service technique fait partie de la procédure du constructeur.
Les trois niveaux d’arrêt
Le constructeur distingue nettement les niveaux. Les confondre, c’est soit perdre du temps, soit prendre un risque.
| Niveau | Ce que ça coupe | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
| Arrêt (bouton noir « arrêt ») | Seul le cycle est arrêté, dans une position prédéterminée. Les énergies restent présentes. L’afficheur passe à « 4 » (arrêt cycle). | Arrêt normal de production, fin de poste, avant une prise d’origine machine. On repart avec « marche ». |
| Arrêt d’urgence (coup de poing rouge à accrochage) | Coupure des énergies électrique et pneumatique. L’afficheur passe à « 3 ». | En cas de problème dans la machine, ou après l’arrêt complet du cycle. Pour repartir : déverrouiller le bouton, puis « réarmement ». |
| Consignation (interrupteur-sectionneur électrique) | Coupure et verrouillage de l’alimentation électrique. | Impérativement pour toute intervention d’entretien ou de maintenance. Dès qu’on ouvre un carter ou qu’on met les mains dans la machine. |
Ce qui reste dangereux après l’arrêt
Un arrêt, même général, ne veut pas dire machine inerte. Deux points que la documentation signale explicitement.
- De l’air reste emprisonné dans les vérins équipés de bloqueurs après l’arrêt général. Avant toute intervention, il faut purger en actionnant le bouton de déblocage ou en déconnectant les tuyaux d’alimentation.
- Tous les circuits ne sont pas forcément coupés par le sectionneur. La documentation prévient que certains circuits peuvent rester alimentés malgré le dispositif de sectionnement. Ne pas présumer que couper le sectionneur met tout hors tension : seules les personnes habilitées accèdent à l’intérieur des enveloppes.
Marche à suivre après un arrêt machine
C’est le logigramme du constructeur, déroulé. La première question à trancher n’est pas technique, elle est humaine.
- Identifier la cause de l’arrêt.
- Si l’arrêt vient d’un arrêt d’urgence, identifier ce qui l’a déclenché, puis répondre à une seule question : la cause est-elle humaine ?
- Oui, accident corporel : appeler le secouriste, prévenir la hiérarchie, attendre l’évacuation. La remise en marche vient après, jamais avant.
- Non, panne matérielle : identifier la panne, puis passer au point suivant.
- Un défaut est-il affiché au pupitre ?
- Oui : suivre les instructions correspondant au code affiché (voir le tableau des défauts de la procédure de mise en service). C’est terminé.
- Non : répondre à la question suivante.
- La panne est-elle réparable par l’opérateur ?
- Oui : éliminer le défaut, puis remettre en marche.
- Non : prévenir la hiérarchie, appeler le service technique, attendre la réparation, puis remettre en marche.
Pour reprendre la production
Après un arrêt d’urgence, la remise en service passe par le déverrouillage des coups de poing puis le bouton « réarmement ». La séquence complète est dans la procédure de mise en service.
Rappel qui prime sur le reste : il est formellement interdit de faire fonctionner une machine dont les organes de sécurité sont défaillants. Toute défaillance doit être immédiatement résolue, pas reportée à la fin du poste.
Sources et limites
- Source : Manuel opérateur E724, chapitre « Mise en service », sections « Dispositif d’arrêt » et « Marche à suivre après un arrêt machine », documentation CERMEX datée du 19/09/2007. Les niveaux d’arrêt et l’arbre de décision en sont transcrits fidèlement.
- L’organisation interne (qui est le secouriste, qui prévient qui, qui appelle le service technique) est propre à chaque site. Le constructeur donne l’ordre des étapes, pas les noms : à confronter aux consignes de votre atelier.
- Une précision sur l’avertissement électrique. La documentation CERMEX cite les générateurs de colle comme exemple de circuits restant sous tension après coupure du sectionneur. C’est un avertissement standard de leurs documentations : la E724 n’a pas de groupe d’encollage, la caisse carton étant préformée par l’opérateur. L’exemple ne s’applique donc pas à cette machine, mais le principe reste entier, tous les circuits ne sont pas nécessairement coupés par le sectionnement.